Cake roll
Parlons peu mais parlons bien, en matière de bûche de noël, il y a à boire et à manger. Pour moi, ce dessert est un véritable traumatisme qui n'est toujours pas digéré. Histoire vécue et récit dans les trémolos des zémotions ! Oh oui raconte !
Je suis volontaire mais peu successfull en matière de cuisine mais pendant des années, j'ai tenu absolument à préparer moi-même la bûche qui serait le clou du réveillon familial de la nuit de noël. Ceci pour la simple raison que je ne suis pas fana de celles qu'on achète en pâtisserie. Ce sont toutes des promesses de délices gastronomiques avec des noms pompeux et toujours une big déception au final.
Ah, "L'Africaine acidulée", sa ganache de chocolat des Philippines aux zestes d'agrumes bergamotés dans son jus de thé aux amandes, une génoise avec un peu de thé yellow-beurk farcie d'une crème au chocolat et dessus des rondelles de citron avec trois amandes effilées. Tentons Le Délice des Iles, biscuit sur bavarois et son coulis de lichee passion aux airelles douces, à savoir un truc mou gélatineux vaguement exotique mais peu allemand, avec des fruits rouges qui n'ont rien à voir avec la sauce...
Il y a aussi la bûche glacée de grande surface, juste horrible à laquelle je préfère sans tortiller, un bon cornet à la vanille, un esquimau géant ou le top, mon pot de ice-cream américaine que si je l'ouvre, je le termine, surtout avec des noix de macadamia.
Des options à oublier, voilà mon avis. Moi je veux du sucré, qu'est-ce qu'on va manger au dessert ? Une bûche Rosie, une vraie bûche. En bois d'arbre ?
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Les 2 photos Twiggs Studio via pinterest
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Une vraie bûche faite maison, pour l'occasion, avec tendresse. J'aime l'idée de confectionner comme Mme Ingalls, de bons gâteaux qui parfumeront la maison.
Donc, je m'occupais chaque année de la fin du repas en préparant un biscuit roulé (pas si simple), ensuite je me concentrais sur deux crèmes, pour dedans et autour, je décorais de petits machins jolis et voilà hop, j'allais ravir les convives.
Entre le "oui elle est pas mal cette bûche" de mon père, le "elle est dé-li-cieu-se" un peu forcé de ma mère, les mines compatissantes des autres, c'est mon frère qui tient le pompon ! A cause de lui, j'ai cessé de me casser la nénette à vouloir satisfaire leurs papilles de seconde zone... et suis traumatisée à vie d'une souffrance terrrrrrible.
Mon frère dans le texte, je le cite :
Pour le dessert, il y a de la bûche ? C'est pas Véro qui l'a faite au moins ? Vous l'avez achetée où ? Oh non, on ne va pas encore manger son gâteau roulé... (sic)
Alors j'ai jeté l'éponge et mes torchons. Et je me contente du magnifique Twiggs Studio, a bristish baking blog. De la cuisine poétique et des photos artistiques. Que les images, pas les recettes, ma souffrance est encore trop vive au dedans de mon cœur.
Mais l'univers allait jouer en ma faveur...
Ma revanche fut tardive mais ma sublime petite nièce Camille, fille de mon frère, vint me l'offrir : désormais, c'est elle qui a repris le flambeau et nous prépare une bûche de noël, avec un gâteau roulé et de la crème et des petits sujets sur le dessus pour décorer. Et j'en connais un qui fond d'amour en se léchant les babines...
Joyeux Noël !
- Moi, je me sers chez un chef pâtissier, il a de très bons
produits et que du bio. Ses entremets sont des œuvres d'art !
- Berenice, laisse-moi répondre à Léonie. Et tu la payes combien ta bûche de riche ?
(moi livide, chut Rosie ! Je ne vous raconte pas la discutaille qui a suivi...)